Le permis à 1 euro par jour : un prêt pour les 15 à 25 ans
Si vous avez entre 15 et 25 ans, le permis à 1 euro par jour est un prêt à taux zéro pour financer votre formation au permis B, A1 ou A2, y compris en conduite accompagnée ou supervisée. Vous choisissez 600, 800, 1 000 ou 1 200 euros pour la formation initiale, avec jusqu’à 300 euros en plus en cas de formation complémentaire après un échec à l’examen.
Le prêt se rembourse avec des mensualités de 30 euros maximum, sans pouvoir dépasser le montant du contrat signé avec l’auto-école. Il faut choisir une auto-école labellisée et conventionnée avec l’État, puis demander le prêt dans une banque partenaire qui peut exiger un garant ou un co-emprunteur ; l’argent est versé à l’auto-école après le délai de rétractation.
CPF : utiliser vos droits formation pour le permis
Votre compte personnel de formation (CPF) peut financer une partie ou la totalité de la préparation aux épreuves du permis. Cela concerne les permis des catégories C et D et leurs variantes, mais aussi les permis B, B1, A1, A2 ou BE.
Pour les permis B, B1, A1 et A2, vous pouvez mobiliser jusqu’à 900 euros, avec des règles différentes selon votre situation. Si vous êtes demandeur d’emploi, vous ne devez pas déjà avoir un permis valide dans une autre catégorie et le lien avec votre projet professionnel doit être établi, tandis que dans les autres cas un cofinancement d’au moins 100 euros par un tiers (employeur, OPCO, collectivité) est obligatoire.
Les mêmes conditions s’appliquent pour l’apprentissage anticipé de la conduite et, dans certains cas, le CPF peut se cumuler avec le permis à 1 euro par jour.
Jeunes en difficulté, bourse au permis et SNU
Entre 18 et 25 ans, si vous rencontrez de fortes difficultés d’insertion sociale ou professionnelle, le Fonds d’aide aux jeunes de votre département peut vous aider à financer le permis, sur dossier instruit notamment par la mission locale.
Certaines communes proposent aussi une bourse au permis de conduire en échange d’heures d’engagement à intérêt collectif, à vérifier directement en mairie.
Les volontaires du service national universel profitent de la gratuité de la préparation au code et du remboursement de la première présentation à l’épreuve théorique, ce qui réduit le coût global du permis lorsqu’ils s’engagent dans ce dispositif.
Demandeurs d’emploi, personnes handicapées, réservistes : des coups de pouce ciblés
France Travail peut accorder jusqu’à 1 200 euros d’aide au financement de la formation au permis B lorsque celui-ci est indispensable à votre recherche d’emploi ou à votre futur poste.
Si vous êtes en situation de handicap, la maison départementale des personnes handicapées, l’Agefiph ou le FIPHFP peuvent contribuer au financement lorsque le permis est nécessaire à votre insertion ou à votre maintien dans l’emploi.
Les réservistes de la police nationale ou des armées peuvent bénéficier d’une participation de 1 000 euros pour le permis B lorsqu’ils ont signé un contrat avant 25 ans, n’ont jamais eu ce permis, totalisent au moins 50 jours de service et se trouvent à plus de deux ans de la fin de leur contrat.
Microcrédit et aides locales : ne les oubliez pas
Si vous n’avez pas accès au crédit bancaire classique, le microcrédit personnel peut financer votre permis, notamment si vous disposez de revenus modestes ou êtes en situation de précarité ; la demande se fait via un réseau d’accompagnement social.
De nombreuses collectivités locales proposent également leurs propres aides : ville, département ou région peuvent participer au financement du permis selon certains critères. Un téléservice officiel permet de rechercher ces aides près de chez vous et d’identifier les auto-écoles labellisées pour sécuriser votre projet.