Qui peut en bénéficier et pour quelle naissance ?
Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à chacun des deux parents individuellement, qu’ils soient salariés, travailleurs indépendants ou fonctionnaires. Il vient s’ajouter aux congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption déjà existants, sans les remplacer.
Côté calendrier, deux situations sont à distinguer. Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé peut être pris jusqu’au 31 mars 2027. Pour ceux nés ou arrivés à partir du 1er juillet 2026, le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Ce délai est automatiquement prolongé si les congés légaux sont eux-mêmes allongés, par exemple en cas de naissances multiples.
Comment prendre ce congé : durée et flexibilité
Chaque parent peut choisir de prendre 1 ou 2 mois de congé supplémentaire. Plusieurs souplesses sont prévues pour s’adapter aux contraintes familiales et professionnelles :
- Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutives ;
- Les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance ;
- Il doit obligatoirement démarrer après avoir épuisé l’intégralité du congé de maternité, de paternité et d’accueil ou d’adoption auquel le parent avait droit.
Combien serez-vous indemnisé ?
L’indemnisation est prise en charge par la Caisse primaire d’assurance maladie. Pour les salariés, elle est calculée à partir des trois derniers mois de salaire avant le début du congé, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026. Le taux est dégressif
- 70% du salaire net pour le premier mois
- 60% du salaire net pour le deuxième mois
Pour les travailleurs indépendants, l’indemnité journalière est forfaitaire et suit la même logique dégressive : 70% le premier mois, 60% le second mois.
Les démarches concrètes pour les salariés
La procédure est simple. Vous n’avez pas de dossier à monter vous-même auprès de la CPAM : c’est votre employeur qui se charge de la transmission. De votre côté, vous devez simplement l’informer au moins 1 mois avant la date de début souhaitée, en précisant :
- La date de début du congé
- La durée choisie (1 ou 2 mois)
- Si le congé de 2 mois est fractionné ou non
Un seul cas permet de réduire ce délai de prévenance à 15 jours : lorsque le congé supplémentaire de naissance fait directement suite à un congé de paternité ou d’adoption, et qu’il était impossible de respecter le mois réglementaire compte tenu de la durée de ce premier congé.