La règle d’or : anticiper
Si vous êtes du genre à boucler votre sac deux heures avant le départ et plutôt relax sur les démarches à effectuer, il va falloir changer de stratégie ! Voyager avec un animal demande de l’organisation. La première chose à faire, avant même d’acheter votre billet, c’est de vérifier si la compagnie aérienne accepte les animaux.
Pourquoi ? Parce que chaque compagnie a sa propre politique. Certaines adorent les animaux, d’autres les tolèrent à peine, et certaines les refusent tout simplement, sauf s’il s’agit de chiens d’assistance.
Cabine ou soute : quels critères ?
C’est souvent la question qui fâche : où va voyager votre boule de poils ? Tout dépend de son poids (sac de transport inclus !).
- En cabine : Généralement réservé aux animaux de petite taille (chiens, chats, parfois furets ou lapins). La limite est souvent fixée à 8 kg (animal + sac), mais cela varie selon les compagnies (parfois 6 kg, parfois 10 kg). Il voyagera sous le siège devant vous.
- En soute : Si votre animal dépasse le poids limite, direction la soute. Pas d’inquiétude, c’est un espace ventilé, chauffé et pressurisé. Il ne sera pas au milieu des valises en vrac, mais dans un compartiment dédié.
La caisse de transport : attention aux normes
C’est le point sur lequel vous ne pouvez pas tricher. Si la caisse n’est pas aux normes, votre animal restera au sol.
- Pour la soute : Vous devez impérativement acheter une caisse homologuée IATA (Association Internationale du Transport Aérien). C’est une coque rigide, boulonnée, avec une gamelle fixée à la porte. Votre animal doit pouvoir s’y tenir debout sans toucher le plafond et se retourner facilement.
- Pour la cabine : Un sac souple, fermé et aéré est souvent préférable (et plus confortable) qu’une cage rigide, tant qu’il respecte les dimensions « bagage cabine » de la compagnie.
Astuce de pro : Achetez la caisse un mois à l’avance. Laissez-la ouverte dans le salon avec une couverture et des jouets dedans. Votre animal doit s’y sentir chez lui avant le jour J. S’il la découvre le matin du départ, le stress sera garanti !
N’oubliez pas ses papiers !
Votre animal a aussi besoin de ses documents d’identité. Sans eux, c’est la douane qui risque de vous bloquer.
- En Union Européenne : Le passeport européen pour animal de compagnie est obligatoire. Il est délivré par votre vétérinaire.
- L’identification : La puce électronique est indispensable (le tatouage est accepté s’il est lisible et fait avant le 3 juillet 2011, mais la puce reste la norme).
- Les vaccins : Le vaccin contre la rage (antirabique) doit être à jour. Attention : il n’est valide que 21 jours après l’injection s’il s’agit d’une première vaccination (primo-vaccination). Ne vous faites pas piéger par ce délai !
Si vous voyagez hors UE : Renseignez-vous auprès de l’ambassade du pays de destination. Certains pays exigent des titrages sériques (analyses de sang poussées) ou imposent une quarantaine.
Le jour J : restons zen
C’est le grand jour. Voici votre check-list finale pour un vol serein :
- Le repas : Ne nourrissez pas trop votre animal juste avant le vol pour éviter les nausées. Un repas léger 4 à 6 heures avant est idéal.
- La fatigue : Faites courir votre chien ou jouez avec votre chat avant de partir à l’aéroport. Un animal fatigué est un animal qui dort (et qui ne pleure pas pendant le décollage).
- Les médicaments ? Mauvaise idée. La plupart des vétérinaires déconseillent les sédatifs pour les voyages en avion, car ils peuvent faire baisser la tension artérielle en altitude. Préférez des solutions naturelles comme les phéromones apaisantes (spray à mettre dans la cage, pas sur l’animal !).
Dernier conseil d’ami : À l’aéroport, lors du passage de sécurité, vous devrez sortir votre animal de son sac pour passer le portique avec lui dans les bras, pendant que le sac passe aux rayons X. Gardez bien sa laisse ou son harnais ! Un chat qui s’échappe dans un terminal…c’est une scène de film qu’on préfère éviter.
Bon vol à vous et à votre compagnon !