Vous projetez de faire un voyage touristique à Madagascar. Cette île de l’océan Indien est située à environ 11 heures de vol de la France. La langue nationale est le malagasy (malgache) mais dans presque toute l’île le français est compris et parlé car il est enseigné à l’école primaire.
Vous trouverez dans cette fiche pratique les formalités pour un voyage à Madagascar.
1. Munissez-vous des documents nécessaires pour un voyage à Madagascar
Pour pouvoir séjourner à Madagascar, un certain nombre de documents administratifs sont requis.
Pour entrer sur le territoire
Vous devez être en possession d’un passeport valide encore 6 mois après la date de votre retour.
Depuis le 1er janvier 2016, un visa est obligatoire. Il est délivré par le consulat avant le départ ou éventuellement à l’arrivée à l’aéroport d’Antananarivo et à Nosy Be.
Pour un séjour touristique de moins de 3 mois, il convient de demander un « visa court séjour non transformable ».
Au-delà de 3 mois, renseignez-vous à l’ambassade sur les modalités d’obtention du visa.
Son coût varie selon la durée du séjour :
- jusqu’à 30 jours – 27 € ;
- de 31 à 60 jours – 33 € ;
- de 60 à 90 jours – 46 €.
Pour la demande de visa, vous devez produire les documents suivants :
- un passeport en cours de validité (jusqu’à 6 mois après le retour en France) ;
- la photocopie de votre billet d’avion aller-retour confirmé ou l’attestation de l’agence comportant les numéros de réservation des billets ;
- 2 photos d’identité identiques ;
- le formulaire rempli et signé (disponible sur le site de l’ambassade).
Si vous voyagez avec des enfants
Les mineurs, quel que soit leur âge, doivent avoir un passeport individuel.
Depuis le 15 janvier 2017, l’autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l’un de leurs parents. Il suffit de compléter le formulaire Cerfa n° 15646*01.
Pour conduire une voiture
L’état du réseau routier est mauvais à Madagascar : seulement 10 % des routes sont goudronnées. Conduire une voiture est déconseillé.
Le taxi-brousse ou taxi-be (à la journée) est le moyen de transport le plus utilisé : il s’agit d’un véhicule partagé (minibus ou voiture). Dans les grandes villes ou stations touristiques, il est également possible de louer une voiture : en général, cela vous sera proposé avec un chauffeur-guide, plus aguerri à la conduite locale.
Pour en savoir plus
Vous obtiendrez toutes informations utiles en contactant :
- l’ambassade de Madagascar – 4, avenue Raphaël, 75016 Paris. Tél. : 01 45 0 62 11. Site Web : https://www.ambassade-madagascar.com/ ;
- le consulat général – 234, boulevard Périer, 13008 Marseille. Tél. : 04 91 15 16 91. Fax : 04 91 56 79 58.
2. Respectez les formalités douanières à Madagascar
Achetez une vignette touristique
Tous les voyageurs doivent s’acquitter d’une vignette touristique de 10 €, payable à l’aéroport d’arrivée. Elle sert à financer les actions de promotion et de développement du secteur touristique.
Les moyens de paiement et devises
La monnaie locale est l’ariary (Ar), qui a remplacé en 2005 le franc malgache (Fmg). Vous pouvez changer vos euros en ariary partout sur le territoire.
Il y a des distributeurs automatiques dans presque toutes les banques des villes. Vous pouvez utiliser votre carte bancaire internationale, mais sachez que la MasterCard est moins souvent acceptée dans les distributeurs ; préférez la Visa.
Ce qu’il est possible de rapporter en France
Concernant le tabac et l’alcool, la loi vous oblige à vous limiter à votre consommation personnelle. Les quantités maximales sont les suivantes :
- Pour le tabac : 200 cigarettes ou 100 cigarillos (d’un poids maximum de 3 g chacun) ou 50 cigares ou 250 g de tabac à fumer (tabac à rouler et autres).
- Pour l’alcool : 4 L de vin (non mousseux), 16 L de bière, 1 L d’alcool ou boissons alcoolisées titrant plus de 22°, ou 2 L d’alcool ou boissons alcoolisées à 22° ou moins, ou 1 L d’alcool éthylique non dénaturé à 80 degrés ou plus, ou un assortiment proportionnel de ces catégories.
Exemple : vous pouvez ramener 1 L d’alcool à moins de 22° et 50 cl d’alcool à plus de 22°.
Concernant les marchandises particulières, certains produits font l’objet de restrictions. Il est interdit de rapporter plus de :
- 1 kg de bijoux (sous réserve d’un certificat de change) ;
- plus de 2 kg de vanille (déjà préparée) ;
- plus de 1 kg de poivre et de café.
3. Prenez certaines précautions pour voyager à Madagascar
Certains éléments doivent être connus et pris en compte avant de partir pour Madagascar.
La sécurité
Le ministère des Affaires étrangères attire l’attention des voyageurs sur les risques liés à la criminalité de droit commun qui sont élevés. Mais il n’interdit pas de se rendre à Madagascar.
Des précautions particulières et une grande vigilance sont recommandées :
- proscrivez les déplacements à pied dès la nuit tombée (vers 17 h 30) ; optez pour les taxis, ils sont nombreux et peu onéreux.
- évitez de transporter sur vous des sommes importantes ou des objets pouvant susciter la convoitise (bijoux, téléphone…) même jugés sans valeur ;
- changez vos devises uniquement dans les banques ou les agences et non dans la rue, au risque d’être repéré et agressé ;
- fermez les portes et les vitres du véhicule dès que vous avez pris place, de jour comme de nuit, notamment dans la capitale ;
- ne vous promenez pas la nuit dans les quartiers à la périphérie des cités ;
- ne circulez pas sur les voies interurbaines la nuit ;
- évitez les déplacements en ville aux heures tardives ;
- proscrivez le camping sauvage.
Les us et coutumes à connaître
Le pays est très pauvre, aussi soyez discret sur vos signes extérieurs de richesse.
Les coutumes et les interdits (fady en malgache) ont beaucoup d’importance à Madagascar. Si vous partez en excursion, prenez un guide qui connaît ceux en vigueur dans la région. Certains lieux sont tabous (fady) et interdits aux étrangers : évitez de vous attarder auprès des tombeaux ou d’avoir une attitude irrespectueuse dans leurs parages.
Il convient de ne pas s’embrasser en public, de ne pas pratiquer le nudisme et de ne pas porter des tenues de bain indécentes sur les plages (les attentats à la pudeur sont punis de peines de prison et d’amendes).
Signaler son voyage
Vous pouvez vous signaler gratuitement auprès du ministère des Affaires étrangères en vous inscrivant au programme Ariane. Une fois vos données saisies :
- vous recevez des recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie ;
- vous êtes contacté en cas de crise à Madagascar ;
- la personne contact que vous avez désignée peut également être prévenue en cas de besoin.
La santé
Il n’existe pas d’infrastructure opératoire sur place. La seule possibilité est le transfert sur un centre hospitalier spécialisé à La Réunion ou en France. Il est donc indispensable de prévoir une assurance rapatriement.
La vaccination
Il n’existe pas de vaccination obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays infestés. Dans ce cas, le vaccin doit être fait au moins 10 jours avant le départ. Mais les vaccinations suivantes sont indispensables : diphtérie, tétanos et poliomyélite, hépatites A et B, et éventuellement rage.
Les moustiques
Le paludisme est très présent à Madagascar et le nombre de cas est en augmentation. Le traitement antipaludique préventif est nécessaire (association Atovaquone – Proguanil, Doxycycline ou Méfloquine). L’ensemble du pays est classé en zone 3, le risque étant plus élevé dans les zones côtières.
Les autres maladies transmises par les moustiques sont également présentes (dengue, chikungunya). Il est donc recommandé de prévoir une bonne protection anti-moustique (répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants).
Les autres maladies
La peste et le choléra sont présents dans les zones rurales. Il convient donc d’être vigilant sur les mesures d’hygiène (lavage fréquent des mains, eau et boissons capsulées ou traitées, aliments cuits et consommés chauds…) même si les zones touristiques ne sont actuellement pas affectées.
Par ailleurs, certaines puces peuvent véhiculer la peste, des rickettsioses ou la bartonellose. Il est donc essentiel de ne pas s’approcher des animaux, en particulier les rongeurs.
La rage est présente sur le territoire : ne vous approchez pas des animaux.
Les autres précautions
Ne vous baignez pas en eau douce à cause des risques de bilharziose et autres parasitoses.
Au large des plages de la région de Tamatave, la présence de nombreux requins rend les bains en mer dangereux. Sur les plages et dans la mer, portez des chaussures à semelles suffisamment épaisses en raison des animaux marins venimeux (poissons, coquillages, méduses).
Couvrez-vous la tête, mettez des lunettes de soleil et protégez-vous avec de la crème solaire à indice élevé. Pensez à boire beaucoup.
Le risque alimentaire
L’eau n’est pas potable. Appliquez les précautions d’usage :
- ne buvez pas l’eau du robinet ;
- évitez les glaçons ;
- pelez tous les fruits et légumes ;
- préférez les aliments cuits ;
- lavez-vous les mains.
Le risque de catastrophes naturelles
Le risque cyclonique existe sur l’île entre janvier et avril, période des pluies pendant laquelle il peut y avoir de violents ouragans, le plus souvent en provenance de la côte Est.