Ce qui change pour les propriétaires
Un décret publié fin décembre 2025 modifie la liste des communes classées en zones tendues qui peuvent appliquer la taxe annuelle sur les logements vacants. L’objectif est d’inciter davantage de propriétaires à remettre leurs logements sur le marché dans les secteurs où l’offre locative manque cruellement.
Concrètement, si vous possédez un logement vide dans une commune nouvellement classée, vous pouvez désormais être soumis à cette taxe, en plus de vos autres impôts locaux. L’avis d’imposition est envoyé en novembre, en même temps que celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Êtes-vous concerné par la taxe ?
La taxe vise les logements non meublés, à usage d’habitation, vacants depuis au moins un an au 1er janvier de l’année d’imposition. Elle ne s’applique que dans les communes situées en zones tendues, dont la liste est fixée par décret et vient d’être élargie.
Vous êtes donc concerné si :
- Votre logement est vide et non meublé ;
- Inoccupé depuis au moins un an et situé dans une commune figurant dans la nouvelle liste publiée au Journal officiel
Montant de la taxe et mode de calcul
La taxe est calculée sur la valeur locative cadastrale de votre logement, la même base que pour la taxe foncière. Un taux est appliqué à cette valeur, avec une taxation qui augmente en fonction de la durée de la vacance.
À titre indicatif, la TLV prévoit un taux de 17% la première année d’imposition puis 34% les années suivantes, ce qui peut représenter plusieurs centaines d’euros par an pour un logement de taille moyenne. Vous devez régler le montant indiqué sur l’avis d’imposition dans les mêmes délais que vos autres impôts locaux, sous peine de majorations.
Les principaux cas d’exonération
Certains logements vacants échappent à la taxe lorsqu’ils sont difficilement louables ou occupés pour des raisons indépendantes de votre volonté. C’est par exemple le cas d’un logement en cours de travaux importants le rendant inhabitable, ou proposé à la location au prix du marché sans trouver preneur.
La taxe ne s’applique pas non plus lorsque le logement constitue votre résidence principale ou une résidence secondaire déjà soumise à une autre fiscalité spécifique. En cas de doute, vous pouvez contacter l’administration fiscale ou votre service local via les coordonnées figurant sur votre avis pour faire valoir une situation particulière.
Les réflexes à adopter dès maintenant
Pour vous y retrouver, commencez par vérifier si votre commune figure bien dans la nouvelle liste et depuis quand votre logement est inoccupé. Vous pouvez aussi rassembler vos justificatifs si vous pensez entrer dans un cas d’exonération, afin de pouvoir répondre rapidement à l’administration en cas de contestation. En cas de question, le numéro national d’information des impôts reste à votre disposition pour un accompagnement dans vos démarches.